Avant-propos

Document PDF à téléchargerVous trouverez sur ces pages quelques éléments de réflexions spirituelles sur la religion musulmane. Pour plus d'informations sur les raisons qui m'ont poussé à les rédiger ainsi que sur l'optique dans laquelle il faut les lire, merci de consulter l'avant-propos de ce document.
 

Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux.

 

Ce document, que je rédige et complète au fur et à mesure de ma lecture du Coran, contient mes réflexions sur cette sainte Écriture. J'apporte aussi, autant que faire se peut, des éclairages complémentaires par des ahâdîth valides-sûrs et la Bible.

Vous pouvez librement utiliser ce document du moment où vous en respectez la propriété intellectuelle, à savoir entre autres y faire référence si vous le citez et ne pas en déformer les propos.

Je dédie cet ouvrage en premier lieu à mon cher père qui m'a donné le goût de la spiritualité. Et c'est le fil directeur que je vais suivre, en m'inspirant de l'éclairage qu'en donne Jacques-Bénigne Bossuet dans son Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même :

« La spiritualité commence, en l'homme, où la lumière de l'intelligence et de la réflexion commence à poindre. »

La faculté de raisonnement différencie en effet l'homme des autres êtres vivants ; nous avons la capacité d'avoir une vie spirituelle et nous devons donc la nourrir afin d'apprécier et d'adorer notre Créateur. Il faut bien prendre conscience de cela mais, tout comme nous ne consommons guère n'importe quelle nourriture au risque d'altérer notre corps, les mets spirituels doivent être soigneusement réfléchis, mûris et vérifiés pour ne pas qu'ils altèrent notre esprit et nous fassent mécroire.

Louanges à Dieu, Seigneur des univers, qui m'a permis d'exister et de rencontrer en septembre 2007 trois merveilleux kabyles à qui je dédie aussi ce document : Lynda Mettouchi, Lynda Pras (née Abbas) et Nacim Saddok. Je les remercie chaleureusement pour m'avoir fait découvrir les fondements de l'islâm dont j'ignorais quasiment tout jusque-là et pour avoir nourri et enrichi mes réflexions. Sans eux, je ne me serais peut-être jamais lancé dans la méditation du Coran, source inépuisable de spiritualité et de vérité. À nouveau merci à Dieu d'avoir fait nos chemins se rencontrer.

J'ai alors commencé à lire le Coran et, afin de mieux comprendre certains passages, je me documentais çà et là dans des livres et sur Internet. Puis je rédigeais quelques réflexions rapides, sourate par sourate. Or, je me suis très rapidement rendu compte que je lisais et entendais tout et n'importe quoi en dehors du Coran : des clichés faux sur l'islâm, des interprétations erronées de versets pris hors contexte, des commentaires inexacts et fertiles en désaccords, des fausses citations, de faux miracles mathématiques, etc. si bien que la sainte Écriture se trouvait très souvent triturée et déformée par moult personnes au détriment de la parole divine. J'ai aussi pu constater que le même phénomène touche la Bible et que la mécréance est très répandue, moi-même en étant alors atteint.

C'est pourquoi j'ai entamé la rédaction de ce document en janvier 2008. Mon objectif est de lire le Coran et de n'en tirer que des réflexions certaines. C'est un travail de longue haleine que je suivrai avec la guidance de Dieu. Puis, s'Il l'agrée, je réaliserai un travail similaire avec la Bible.

Ce document est écrit suivant deux critères très simples : le premier est de méditer sur le Coran et de toujours vérifier toute information lue ou entendue de manière complémentaire au Rappel, à l'image des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu'on leur disait était juste » au sujet du Messie (Actes des Apôtres, 17:11). C'est une condition nécessaire pour assurer la justesse de sa réflexion : la raison doit intervenir, rien ne doit être docilement [C'est le propre de la « foi du charbonnier » que de croire crédulement sans vérifier.] cru, et a fortiori si la source n'est pas le Coran. Dieu nous exhorte en outre Lui-même à constamment réfléchir sur ce qui nous est dit, comme dans la sourate xxxviii Sâd :

 

29. … Un Écrit que Nous avons fait descendre sur toi, chargé de bénédiction, pour qu'on en déploie les signes, et que méditent ceux dotés de moelles… ﴾۲۹﴿ كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ إِلَيْكَ مُبَارَكٌ لِيَدَّبَّرُوا آَيَاتِهِ وَلِيَتَذَكَّرَ أُولُو الْأَلْبَابِ

 

Le second critère est que je ne parle pas de ce dont je n'ai pas connaissance – ou alors je signale clairement que la réflexion en question est à prendre avec précaution. Chacun comprend en effet au niveau de ce qu'il lui a été dévolu de comprendre. Moi-même je ne comprends pas tout mais je tente de partager ce que j'ai compris, ainsi que mes recherches complémentaires vérifiées. Le ghayb, c'est-à-dire l'inconnaissable, est du domaine exclusif de Dieu. Enfin, n'oublions pas qu'Il dit dans la sourate xvii « Le Trajet nocturne » (Al-Isrâ') :

 

36. N'imputez à personne ce dont vous n'avez pas connaissance.
— L'audition, la vue et le cœur : de ces trois choses-là on est responsable.
﴾۳۶﴿ ووَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا

 

Il est en outre capital dans notre société où l'information circule très rapidement et, surtout, de manière surabondante, de ne pas croire docilement tout ce que nous lisons ou entendons par-ci par-là. L'homme doit réfléchir sur tout, et pas seulement sur le Coran, afin de posséder un savoir solide et de pouvoir le partager sereinement. Peu de connaissances sûres valent mieux qu'une grande méconnaissance ! Chaque sujet sur lequel nous méditons permet de davantage apprécier l'omnipotence, la science et la sagesse de Dieu, ainsi que les innombrables bienfaits qu'Il nous a accordés. Qu'Il soit glorifié !

Je demande humblement à Dieu de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa clémence dans la réalisation de cette tâche. Que si malgré tout le soin que j'y apporte, vous découvrez des erreurs dans ce document, je vous suis gré de m'en faire part pour que je les corrige. Il va de soi que bien que j'aie vérifié plusieurs fois toutes les informations qu'il contient, je ne puis que vous inciter à tout revérifier de vous-même. Cela est de plus facilité par le fait que je précise les références et le contexte des passages que je cite.

Le présent document est rédigé en XeLaTeX avec l'aide d'ArabXeTeX dont la plaisante graphie palindromique illustre la bidirectionnalité de l'écriture, qu'elle soit de gauche à droite comme le français ou de droite à gauche comme l'arabe. J'en profite par ailleurs pour préciser que XeLaTeX se prononce « zilaterh » [ˈziːlɑtɛx] et non pas « zilatek », malgré ce que l'on entend très souvent à tort et, pire encore, malgré ce que de nombreuses personnes soutiennent et enseignent aux autres. Or, comme toujours, et pour ne pas déroger à la règle des références précises que je viens d'expliquer, il faut revenir aux sources : Jonathan Kew, le créateur de XeTeX, signale dans une entrevue qu'il prononce son système « zee-TeX » mais qu'il n'a rien contre une diction plus locale – qui serait par exemple pour nous « [g]zé-TeX » ou « ksé-TeX ». En revanche, Donald Knuth, le créateur de TeX, écrit explicitement à la première page de The TeXbook :

“Insiders pronounce the χ of TeX as a Greek chi, not as an ‘x’, so that TeX rhymes with the word blecchhh.  It's the ‘ch’ sound in Scottish words like loch or German words like ach; it's a Spanish ‘j’ and a Russian ‘kh’.  When you say it correctly to your computer, the terminal may become slightly moist.”

Notons que la langue française n'utilise pas le son [x] tandis que la langue arabe, oui : c'est خ. Quant à la dernière phrase, elle est tout particulièrement savoureuse et les initiés se doivent de correctement prononcer TeX, tout comme nous devons nous-mêmes, et c'est l'objet de ce document, nous initier à la parole et aux mystères de Dieu, avec Sa guidance et Son agrément.

 

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